Unsere Geschichte wurde lange genug von anderen erzählt. Jetzt nehmen wir unsere Position ein, um unsere eigene Sicht darzustellen.“

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Das Centre de documentation sur les migrations humaines (CDHM) und die Organisation Finkapé laden am kommenden Samstag zur Videokonferenz der Serie „Le Noir du Blanc“ ein. Das Thema: „Imaginaires anciens, réalités actuelles dans les musées et dans les expositions, au Luxembourg et ailleurs“. Jennifer Lopes Santos, Mitbegründerin von Finkapé und freischaffende Künstlerin, sprach im Vorfeld mit der woxx über die Repräsentation des schwarzen Körpers in der Kunst, Mehrfachdiskriminierung im Kulturbereich und fahlen Lichtblicken.

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Kulturpass: Keine Almosen

VESNA ANDONOVIC            Editorial Luxemburger Wort 8. Oktober

Zehn Jahre besteht der Kulturpass nun: Dank ihm hat die gemeinnützige Vereinigung Cultur’all Geringverdienern, die eine „Allocation de vie chère“ vom Fonds national de solidarité erhalten, und Menschen, die einen Antrag auf internationalen Schutz eingereicht haben, ermöglicht, an kulturellen Events teilzunehmen. Zwischen 2014 und 2019 wurden so 7 000 Kulturpässe ausgestellt. 20 000 Mal machten ihre Inhaber Gebrauch davon, kostenlos ein Museum zu besuchen bzw. zum Ticketpreis von 1,50 Euro bei einem der 75 institutionellen Partner Konzerten, Theaterstücken, Tanzabenden oder Filmvorführungen beizuwohnen. Allein 2019 wurden 1 527 Kulturpässe ausgestellt und mehr als 3 500 Tickets gebucht. Um das Jubiläum gebührend zu feiern, werden Kulturpass-Inhaber eine Woche lang zu Besonderem geladen: gestern zu den Steichen- Ausstellungen in Düdelingen und Clerf, morgen zu einem PC-Musikworkshop in der Millen in Beckerich. Das Kulturpass- Angebot richtet sich nicht nur an Erwachsene, sondern auch an Kinder und Jugendliche.

Kultur und Corona … in der Presse

Luxemburger Wort, Tageblatt, 100komma7, RTL

D’Suitte vu Corona fir d’Konscht
25. Mäe 2020  100komma7 Kerstin Thalau

Ufanks Mäerz war dem Moler Jean-Marie Biwer seng Expo « d’après nature » am Mudam opgaangen. D’Ausstellung, déi Wierker aus de leschte 15 Joer presentéiert, mécht kloer, wéi intensiv de Jean-Marie Biwer zanter 40 Joer d’Natur mee och déi haiteg Gesellschaft an d’Konschtgeschicht observéiert an hannerfreet. Besser gesot: d’Ausstellung huet dat « kloer gemaach ». Elo ass se nämlech zou. D’Kerstin Thalau wollt vum Jean-Marie Biwer wëssen, wat dat fir hie bedeit.

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Donner le la

Luxemburger Wort

Éditorial de Marc Thill du 2 octobre 2018.

«Espérons que le prochain ministre de la Culture indique le cap avec force.»

En dernière ligne droite avant les élections, le ministère de la Culture a pu présenter son «Kulturentwicklungsplan», un travail réalisé par l’infatigable conseiller du ministère Jo Kox, une feuille de route au service du prochain gouvernement. Ce plan pourra remédier à une politique culturelle qui les cinq dernières années est malheureusement restée fragmentée et fragmentaire. Certes, il y a eu des esquisses d’actions – pourtant on n’a jamais senti que ce gouvernement était porté par un souffle, une volonté et par une détermination comme cela a pu être le cas à d’autres époques et surtout dans d’autres pays.

Rappelons qu’en France, à l’époque du président Mitterrand, la culture faisait pleinement partie de la vie. L’art se trouvait au cœur même de la société, et même au moment de graves crises économiques, l’austérité ne s’est jamais fait ressentir au ministère de la culture de l’époque.

Au Luxembourg par contre, la première locataire du «Bâtiment Terres Rouges» du quinquennat Bettel, la ministre de la Culture Maggy Nagel, n’a à aucun moment hésité à raboter le budget de la culture sous prétexte de caisses d’Etat vides. Sans doute n’avait-elle pas lu le discours de Victor Hugo devant l’Assemblée nationale, qui, en 1848, faisait savoir aux élus français que la richesse d’un peuple se fonde sur sa richesse de l’esprit et de l’âme. D’ailleurs, Madame Nagel ne se rappelait non plus cette belle réplique de Winston Churchill à qui on avait demandé de couper dans le budget des arts pour l’effort de guerre et dont la réponse fut sèche: «Alors, pourquoi nous battons-nous?».

«La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert», disait André Malraux, ministre de la Culture sous le Général De Gaulle, et en effet, la culture mérite son combat, elle est plus qu’un simple «soft- power», plus qu’un minable décor artistique pour faire tourner la machinerie du «nation branding». Au Luxembourg, c’est justement cela: le Mudam comme lieu branché des milieux financiers pour présenter leurs agences de l’espace et autres structures opaques de la haute finance.

Espérons que le prochain ministre de la Culture puisse de nouveau donner le la à une culture qui touche tout le monde et qu’il indique avec force le cap, avec détermination et surtout avec enthousiasme. Car justement, le dernier gouvernement a manqué d’enthousiasme et de persévérance en se cachant derrière les rouages de la politique européenne pour ne pas faire appliquer une TVA à taux réduit sur les prestations culturelles. Mais enfin, que l’Etat devienne de nouveau l’Etat, et que la puissance publique s’exprime avec force! Dans beaucoup de domaines, pas seulement dans la culture, on voit à quel point l’esprit de service public s’érode. Le gouvernement, par sa politique, a imposé son système «bottom up», une stratégie néolibérale qui veut qu’avant toute décision le peuple se manifeste lui-même – en d’autres mots «débrouille-toi tout seul».

Dernier point: Ce ne sont pas les banques et les fiduciaires qui font la seule richesse de notre pays, ce sont aussi les artistes. Ce sont eux qui font notre fierté, ici et à l’étranger. Il est donc essentiel d’être à l’écoute des professionnels de l’art et de la culture. Et si la culture nous fonde, c’est aussi elle qui peut nous séparer, donc évitons les fractures culturelles. On dit que l’homme est culture. C’est vrai, c’est son seul moteur depuis la nuit des temps. On l’oublie trop souvent.